Illustration : la récolte des phages en aval d’un hôpital
L’auteur décrit le contexte.
Nous l’avons exposé dans trois sites en ligne.
Une sélection d’articles courts :
Histoire de la phagothérapie
Mettre en place une phagothérapie
La résistance aux bactéries des antibiotiques
Le rapport de Jim O’Neill sur ce sujet
La phagothérapie en Géorgie
L’ignoble rapport de l’OPECST sur la phagothérapie – en 2021
Les phages, un traitement phagocyté par le marché
Article signé Charlotte Brives
1. « On estime que le nombre de décès imputables chaque année à une infection bactérienne que les antibiotiques n’ont pas permis de traiter s’élève déjà à 12500 en France et à un million dans le monde. » The Lancet
2. « Les phages sélectionnés ne détruisent que la bactérie responsable de l’infection de la personne malade, en épargnant les autres bactéries qui jouent de multiples rôles dans la santé humaine, mais aussi les bactéries des écosystèmes plus larges, ainsi qu’en minorant les risques d’apparition de résistance. »
3. » … les virus bactériophages ne sont réapparus dans les dispositions juridiques relatives aux produits de santé européenne et américaine qu’en 2011 : les phages seront dorénavant des médicaments et devront donc répondre aux normes et standards en vigueur {pour la production industrielle de médicaments} » … ce qui empêcherait les chercheurs et les infectiologues de prendre en compte les capacités évolutives des phages et des bactéries, donc d’adapter régulièrement les traitement pour y répondre. »
4. « Le foisonnement du droit des médicaments a ainsi permis à l’équipe de l’hôpital Reine-Astrid (HMRA) de Bruxelles d’effectuer un pas de côté en proposant que ces virus {les phages} soient utilisés comme des ingrédients dans des préparations magistrales.
… {qui peuvent comporter des} ingrédients « non autorisés » c’est à dire non inscrits dans la pharmacopée mais pouvant être employés si leur production répond à une monographie précise et si leur qualité biologique est certifiée par un laboratoire indépendant, public ou privé. »
5. « En France, la thérapie phagique prend un nouvel essor au sein des hospices civils de Lyon.
En Mai 2022, trente-huit personnes avaient déjà été traitées … en utilisant des phages produits par l’équipe belge ou par une start-up française.
… l’équipe lyonnaise travaille désormais à développer la thérapie depuis l’isolement de phages à partir des eaux usées jusqu’à leur administration aux personnes malades, dans une approche au cas par cas tenant compte des spécificités de chaque infection. »
6. « … lorsque des préparations commerciales existeront, les personnels soignants auront l’obligation d’y recourir. »
Commentaire
1. Quel que soit le nombre de décès, d’amputations et d’invalidations – perte d’un oeil, d’un rein ou d’un ovaire – on a une situation insoutenable : les traitements existent et on ne les applique pas.
Donc on laisse mourir, amputer, etc.
2. La destruction du microbiote du patient par les antibiotiques entraine des effets pathogènes qui peuvent être mortels.
3. L’industrialisation des phages relève de la folie furieuse.
Le patient que l’on doit sauver est affecté par une bactérie qui a muté donc une bactérie parfaitement unique.
Donc les phages sont dans les égouts de l’hôpital où cette bactérie sévit et nulle par ailleurs !!!
Pour cultiver localement des phages, il suffit d’une yaourtière et d’un filtre céramique !!!
4. Le concept de « pharmacopée » correspond à des éléments standards.
En caricaturant à peine, on peut dire qu’il existe autant de types de phages qu’il existe d’êtres humains soit 68 millions.
En faire un « dictionnaire » n’a aucun sens.
5. 38 personnes traitées pour 15 mille patients par an qui auraient besoin de la thérapie phagique !!!
6. Les thérapies commerciales ne seront pas ciblées donc les bactéries vont devenir résistantes aux phages !!!
Une réflexion sur “Le Monde diplomatique janvier 2023”