OPECST 2021 phagothérapie : un scandale !

Un article de la série Phagothérapie et scientisme

Un choc des paradigmes

La médecine des antibiotiques, Descartes la nomme Première médecine.

La médecine des phages, de l’aromathérapie, de la phytothérapie, etc. est une médecine multi-millénaire et pourtant on la nomme Seconde médecine.

L’OPECST interroge les acteurs de l’ANSM et ne réalise pas que ces acteurs sont dans le paradigme de la Première médecine d’une manière tout à fait extrême.
Ni les acteurs de l’OPECST ni ceux de l’ANSM n’ont lu Ivan Illich qui – en 1975 – décrit le processus du scandale que nous allons détailler ci-après – deux citations d’Illich en fin de ce document.

En 2021 nous réalisons une vidéo qui décrit cette folie :
– avoir un problème de Seconde médecine – des patients rongés par des bactéries qui se moquent des antibiotiques
– continuer imperturbablement à raisonner dans le paradigme de la Première médecine

Il n’existe pas d’autres mots que « folie » « délire » « cinglés »

Vingt huit phrases-clés du rapport de l’OPECST et leur « reprise » c’est à dire le rétablissement de la vérité, etc..

PC 01 : aucun médicament à base de bactériophage n’est reconnu en France

Reprise : Le bactériophage est un quasi-être vivant qui n’a rien à voir avec un médicament.
Le fait d’associer les vocables « phage » et « médicament » est complètement fou !!!
Il paraît que c’est Bruxelles qui a décidé cette folie.
Si Bruxelles décide qu’on doit laisser crever les patients alors, en France, on doit s’exécuter ???

PC 02 : la pratique de la phagothérapie reste limitée à des utilisations … à titre compassionnel

Reprise : Autrement dit … si un patient est atteint par une pourriture bactérienne qui se moque des antibiotiques, les acteurs de la Première médecine sous influence ANSM laissent le patient pourrir jusqu’à un état dit « compassionnel ».
Quand le patient est bien pourri on lui donne les mauvais phages de la mauvaise manière et – éventuellement – il meurt.
Si mon lecteur pense que ce n’est pas possible 1. Voir PC 29 & Illich.

PC 03 : La pression de patients et de soignants sans solution face à des infections à bactéries multi-résistantes aux conséquences graves plaide en faveur d’une politique de promotion de la phagothérapie.

Reprise : 12 mille patients crèvent chaque année en France par pouriture bactérienne qui aurait pu être soignée par les phages, l’aromathérapie, etc. – chiffre de Santé publique France.
Un interne en médecine se suicide tous les 18 jours ; pas parce qu’il est épuisé par la quantité de travail mais parce qu’il a choisi ce métier pour soigner des patients, pas pour les laisser crever.

PC 04 : produire des phages dans le cadre d’une médecine personnalisée.

Reprise : Nous verrons que produire= usine et personnalisé = récolter les phages près du lieu de contamination.
Donc contradiction totale entre les termes.

PC 05 : Les antibiotiques sont, depuis le milieu du 20 e siècle, un instrument extrêmement efficace et peu coûteux de lutte contre les infections bactériennes.

Reprise : Il serait intéressant de préciser le coût humain et financier des effets secondaires des antibiotiques.
Par exemple ma voisine qui se retrouve aux grands brûlés suite à la prise d’antibiotique – relire Illich.

La moindre des choses est que, dans un tel rapport, la cause du problème soit clairement exposée.

La cause c’est la résistance des bactéries aux antibiotiques.

La cause de la cause c’est que, depuis 80 ans, on a distribué les antibiotiques comme des bonbons !!!

La cause de la cause de la cause c’est qu’en 1941 il a été décidé que les médecins-chimiothérapeutes seraient des sorciers-dieux tout-puissants.
Voir la vidéo.

PC 06 : face à l’essoufflement de la recherche de nouveaux antibiotiques

Reprise : Face à la privatisation de la recherche et de l’industrie pharmaceutique uniquement intéressée par le profit.
Face à la décision de Big Pharma de ne plus créer de nouvel antibiotique parce que la production d’anticancéreux permet de gagner plus de fric.
L’innocence économique des gens de l’OPECST et de l’ANSM est confondante.

PC 07 : la médecine est appelée à s’orienter vers d’autres solutions que l’antibiothérapie.

Reprise : Il faut distinguer – comme le fait Descartes – la Première médecine – celle des antibiotiques et la Seconde médecine – celle de l’aromathérapie, de la phagothérapie, de la phytothérapie, etc.
Il n’y a pas d’autre solution dans le paradigme de la Première médecine, la médecine avec des usines qui fabriquent des cachetons.
Toutes les solutions sont dans la Seconde médecine – l’OMS le martèle depuis longtemps.

PC 08 : Un phage n’est en général actif que sur une seule espère bactérienne et parfois uniquement sur quelques souches de celle-ci.

Reprise : D’où la nécessité d’avoir une unité de récolte et de culture des phages dans chaque hôpital de France.

Et surtout pas un système centralisé de production comme envisagé dans le projet Phag-One.

PC 09 : Leur taille varie de quelques dizaines à plusieurs centaines de nanomètres.

Reprise : Leur taille est très inférieure à celle de la bactérie ce qui permet de les séparer facilement à l’aide d’un filtre – à droite filtre pour seringue.

PC 10 : Les phages tempérés présentent l’inconvénient de pouvoir modifier la bactérie hôte en lui apportant des facteurs de virulence supplémentaire (cas de la toxine Panton-Valentine introduite dans des staphylocoques dorés).

Reprise : Le phage tempéré ou phage lysogénique est juste une autre sorte de phage.
Il est utilisé comme épouvantail pour entraver l’utilisation des phages thérapeutiques.

PC 11 : La phagothérapie présente théoriquement de nombreux avantages :

Reprise : Pourquoi « théoriquement » ?

PC 12 : Le potentiel d’utilisation médicale des phages est étendu : ils pourraient permettre de traiter une large gamme d’infections : infections ostéo-articulaires chroniques …

Reprise : La phagothérapie peut être utilisée dans quasiment 100% des affections bactériennes.

PC 13 : Les phages sont toutefois inefficaces pour traiter des infections se développant à partir de germes intracellulaires, car ils n’ont pas la capacité de les atteindre au sein des cellules eucaryotes.

Reprise : Complète l’élément précédent.

PC 14 En France, des expériences limitées mais prometteuses d’utilisation de phages thérapeutiques.

Reprise : Point clé particulièrement scandaleux !!! Marque du mépris le plus profond pour les praticiens de la phagothérapie depuis 1917 jusqu’à aujourd’hui. Mensonge d’où découlent d’autre mensonges.

PC 15 : Devant des tableaux cliniques d’infections bactériennes résistantes, pour des patients avec pronostic vital et/ou fonctionnel engagé (amputation), des traitements expérimentaux de dernière chance à base de phages ont été initiés … usage compassionnel.

Reprise : Je redis : Quand un patient est infecté par une bactérie qui se moque des antibiotiques on le laisse « pourrir » jusqu’à ce qu’il soit dans l’état dit « compassionnel ». C’est ignoble. Ce sont les instructions de l’ANSM dans les CSST 2016 et 2019 et dans le projet Phag-One.

PC 16 : La mise en œuvre d’un traitement par phage … débute par l’identification d’un ou plusieurs phage(s) actif(s) sur la bactérie-cible (phagogramme), à partir d’une bibliothèque de phages disponibles.

Reprise : Les bibliothèques de phages ont été détruites. Donc on ne peut pas procéder ainsi. La seule solution est de récolter les phages dans l’environnement où le patient a été infecté ; le plus couramment les phages sont dans les égouts de l’hôpital.
Le concept de bibliothèque de phage perd de sa pertinence avec :
– la multiplication des variants d’une même bactérie
– les déplacements de populations

PC 17 : Les phages repérés comme actifs doivent être produits et purifiés sous forme d’une solution stable.

Reprise : Cette phrase n’a aucun sens !!! Les phages repérés sont cultivés sur la boite de Petri couverte de la bactérie cible.
On sépare les phages des cadavres de bactéries – filtrage ci-avant – et on a des phages utilisables pour le patient.

PC 18 : Cette étape peut prendre plusieurs semaines, rendant impossible une utilisation des phages de manière urgente.

Reprise : ??? Il faut d’une heure à quelques heures pour la multiplication des phages dans une culture de bactéries !!!

Hadas & coll : Bacteriophage T4 Development Depends on the Physiology of its Host Escherichia Coli

PC 19 : Les phages sont considérés juridiquement comme des médicaments …

Reprise : C’est une décision totalement stupide sachant ce que sont les phages et leur mode de récolte et d’utilisation.

L’urgence est de donner aux phages un statut spécifique correspondant à la réalité.

PC 20 : et, comme tels, sont soumis à la législation européenne et nationale organisant leur accès au marché après évaluation de leurs bénéfices et risques. La validation de spécialités pharmaceutiques à base de phages passe donc par la conduite d’essais cliniques coûteux 16 . Ces essais doivent être menés avec des produits standardisés, conformes aux « bonnes pratiques de fabrication » (BPF), la certification correspondante étant elle-même coûteuse.

Reprise : Tout cela est un gros délire qui découle de la définition des phages comme médicaments.

PC 21 : des moyens de preuve plus fragiles.

Reprise : Depuis la nuit des temps, des millions d’humains ont été soignés et guéris par les phages !!! Et il faut des preuves.

Le délire c’est qu’il faut que les phages passent les mêmes tests que les médicaments ce qui est complètement cinglé !!!

PC 22 : Un précédent essai lancé en 2015 évaluant le traitement par phages des infections de plaies causées par des brûlures (Phagoburn) avait donné des résultats décevants.

Reprise : Le prétendu essai Phagoburn est un scandale académique absolu !!! Pour guérir les patients il aurait fallu récolter les bons phages, les cultiver correctement, les appliquer correctement.
Aucune de ces trois phases n’a été faite selon les règles de l’art en phagothérapie !!!
Les médecins-chercheurs ont été mis sous des contraintes telles qu’ils n’ont pu faire que n’importe quoi !!! revoir encore Phag-One.

Source : Réseau Bactériophage France Applications des bactériophages en santé humaine Phagoburn

PC 23 : Faute de produits élaborés selon les standards de qualité industrielle (BPF) …

Reprise : L’idée même d’une production industrielle est totalement folle !!!

PC 24 : l’absence de standardisation des produits

Reprise : En PC 08 il a été dit qu’il y a un phage unique pour une bactérie unique pour un patient unique.

Comment est-il possible de se contredire pareillement ???

PC 25 : L’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a constitué un comité scientifique spécialisé temporaire (CSST) en 2016

Reprise : Les décisions de ce CSST sont tellement ignobles – laisser mourir les patients – que le rapport a disparu – voir notre vidéo.

PC 26 : C’est le modèle proposé dès 2010 par l’infectiologue Olivier Patey …

Reprise : 1. Il faut relire les propositions du Dr Patey 2. Il faut éliminer ce qui était dit sous contrainte de l’ANSM 3. il faut comparer avec le délire de Phag-One !!!

PC 27 : Plusieurs pistes doivent être envisagées : soit créer un statut juridique spécifique, par exemple sur le modèle des probiotiques, soit les conserver dans le régime du médicament mais en adaptant les lignes directrices pour caractériser leur action et mesurer leurs bénéfices et risques.

Reprise : Il faut faire cela immédiatement sinon les médecins-chercheurs travaillent dans des conditions totalement folles qui ne permettent pas de sauver des patients.

PC 28 : Le développement des phages passe d’abord par le recueil massif d’informations médicales mettant en évidence leur efficacité et l’absence d’effets secondaires.

Reprise : Cela a déjà été fait depuis 1917 mais si on veut le refaire il faut appliquer des phages à des patients avant qu’ils ne soient mourants !!!
Voir PC 02.

PC 29 : Personnes consultées :
Dr Alain Dublanchet, médecin honoraire des hôpitaux, ancien chef du laboratoire de microbiologie du Centre hospitalier de Villeneuve-SaintGeorges (94)
Pr Tristan Ferry, Service des maladies infectieuses et tropicales et Pr Frédéric Laurent, chef du service de bactériologie de l’Hôpital de la CroixRousse de Lyon (HCL)
Dr Laurent Debarbieux, département de Microbiologie de l’Institut Pasteur
Dr. Nicolas Dufour, Service de réanimation médico-chirurgicale du Centre hospitalier René Dubos de Pontoise
Dr David Lebeaux, Service de microbiologie de l’Hôpital Européen Georges Pompidou, Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF)
Dr Jean-Paul Pirnay, Dr Daniel De Vos et Dr Maia Merabishvili, Hôpital Reine Astrid de Bruxelles

Reprise : Tous ces brillants chercheurs et praticiens sont les otages de l’ANSM.

S’ils pouvaient s’exprimer, ils feraient très exactement les 28 remarques que nous venons de faire.

Si les personnes consultées pouvaient s’exprimer vraiment, le rapport de l’OPECST serait basé sur ces 28 éléments.

Références

La phagothérapie : médecine d’hier et de demain Note scientifique de l’office n° 24

Deux citations d’Ivan Illich 1975 Némésis médicale : incroyablement prémonitoires !!!

« Un appareil technique imposant allié à une bureaucratie médicale « égalitaire » a créé l’illusion dangereuse d’une corrélation « naturelle » entre l’intensité de l’acte médical et la fréquence des guérisons.
Cette hypothèse, qui fonde pourtant la pratique médicale contemporaine, n’a jamais été prouvée scientifiquement.« 

« Avec la transformation du médecin artisan exerçant son habileté sur des individus connus personnellement en médecin technicien appliquant des règles scientifiques à des catégories de malades, les malfaçons ont acquis un nouveau statut, anonyme et presque respectable.
Ce qui, jadis, était considéré comme un abus de confiance et une faute morale peut désormais être rationalisé sous la forme d’une panne occasionnelle de l’équipement ou de ses opérateurs.
Dans un hôpital où la technique est complexe, la négligence devient erreur humaine « aléatoire », l’insensibilité, « détachement scientifique » et l’incompétence, « manque d’équipements spécialisés ».
La dépersonnalisation du diagnostic et de la thérapeutique a
fait passer les malfaçons du domaine éthique au rang de problème technique.« 

8 réflexions sur “OPECST 2021 phagothérapie : un scandale !

    1. Bonjour,
      Avant que les antibiotiques n’apparaissent – dans les années 40 – il n’y avait que la solution phage – si l’on excepte l’aromathérapie.
      Si l’on peut prélever une bactérie de la zone infectée, la faire pousser dans une boite de Pétri puis cultiver les phages alors la phagothérapie est possible.
      De toute manière, si l’on fait les choses correctement on prélève des bactéries pour faire un antibiogramme.
      Mais l’on ne fait pas les choses correctement ce qui :
      1. Est la cause du développement de l’antibiorésistance
      2. Donne l’illusion que donner un antibiotique est beaucoup plus simple que de cultiver des phages.

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