Mallory, la belle qui croyait aux phages

Photo Russie Denay New York Post

Burkholderia cepacia est le nom de la bactérie qui a infecté les poumons greffés de Mallory Smith. La greffe a eu lieu en septembre 2017, l’infection en octobre.
Bactérie résistante à tous les antibiotiques.
Face à la résistance aux antibiotiques, les médecins auraient dû chercher immédiatement les phages gardiens pour sauver Mallory.
D’ailleurs un médecin célèbre, George Church, confirme que c’est la seule solution.
Les phages gardiens il y en a dans tous les fleuves et il suffit de les cultiver comme le font les lycéens français.
Mais seuls deux états américains autorisent la phagothérapie.
Alors on a un scénario du même genre que celui décrit dans notre premier article où les bactéries et les phages se baladent entre en France – Suisse et Belgique .
Ici nous avons d’abord le Michigan raconte Eric Boodman, puis on trouve des phages dans le frigo d’un chercheur qui étudie les maladies de la vigne !!! Il s’agit de Carlos F. Gonzalez de l’université A & M au Texas.
Ensuite on envoie les phages à la société Adaptative Phage Therapeutics dans le Maryland pour les purifier aux standards de la FDA.
Tout cela prend du temps, trop de temps.
On injecte les phages à Mallory, les phages tuent les bactéries.
Mais on a trop attendu, l’organisme de Mallory est épuisé, elle meurt fin 2017.

La FDA veut protéger Mallory d’une maladie pire que la mort !

Tu as bien lu, lecteur, la FDA – comme l’ANSM en France – veut protéger Mallory d’une maladie pire que la mort.
Le pronostic de base : Mallory va mourir, tuée par la bactérie multirésistante aux antibiotiques.
Comme nous l’avons dit, il y a des phages gardiens dans tous les fleuves, il suffit de faire comme les lycéens :
– récolter l’eau du fleuve
– filtrer pour avoir de l’eau sans bactéries
– semer sur une culture des bactéries Burkholderia cepacia qui affectent Mallory
– récupérer les phages cultivés
– filtrer pour avoir de l’eau avec phages
– administrer les phages à Mallory
Il y a un infime risque qu’un autre phage « pas bon » traine par là, aime les bactéries Burkholderia cepacia et se retrouve dans le filtrat final.
Il y a un infime risque qu’un mauvais virus traine par là et passe à travers le filtre.
Pour ne pas courir ces infimes risques on laisse mourir Mallory !!!

Dans les pays qui se disent civilisés, on laisse mourir, amputer, invalider des milliers de patients pour les protéger de maladies improbables !!!
C’est totalement incompréhensible !

Références
Robin Abcarian A memoir unlike any you’ve read: A young woman’s inspiring struggle with her invisible killer Los Angeles Times 8 mars 2019
Eric Boodman To save a young woman besieged by superbugs, scientists hunt a killer virus 10 novembre 2017 Stat News
Jane Ridley Mother publishes daughter’s diary after her untimely death from cystic fibrosis New York Post 12 mars 2019 – photo Russie Denay

Mallory Smith Salt in My Soul: An Unfinished Life Spiegel and Grau / Penguin Random House

Publicités

2 commentaires sur “Mallory, la belle qui croyait aux phages

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s